Appello a contributi per le pubblicazioni ed eventi in Svizzera e all'estero.
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- Scadenza: 30 gennaio 2026 Les connaissances, pratiques et expériences dites « traditionnelles », en élargissant la définition proposée par l’UNESCO sur les « Systèmes de savoirs locaux et autochtones » (LINKS, www.unesco.org/fr/links; voir aussi Roué 2012) constituent un champ fertile pour l’analyse féministe. Issus d’expériences pluriséculaires et de transmissions intergénérationnelles dans des environnements spécifiques, les « savoirs traditionnels » imprègnent de nombreux domaines de l’activité humaine : productions artistiques (chansons, récits) ou artisanales, croyances, rituels, droit coutumier, agriculture, préservation de l’environnement, soins du corps, santé, alimentation, etc.Souvent culturellement associés aux femmes – qu’elles les portent ou qu’ils leur soient imposés –, ces savoirs ont un impact ambivalent, positif ou négatif, suivant le contexte et la perspective.Les propositions (300 mots maximum) doivent parvenir à la revue avant le 30 juin 2026. Elles doivent être envoyées au secrétariat de la revue (revuerecherchesfeministes@ccb.ulaval.ca) ainsi qu’à la première coordonnatrice du numéro (florence.pasche-guignard@ftsr.ulaval.ca). Après acceptation de la proposition, les manuscrits complets (6 500 mots maximum) devront être soumis au plus tard le 1er juillet 2027 par l’entremise de la plateforme Open Journal System (OJS) de la revue (revues.ulaval.ca/ojs/index.php/recherches-feministes) et respecter le protocole de publication (www.recherchesfeministes.ulaval.ca).
- Scadenza: 30 gennaio 2026 Les violences sexistes et sexuelles (VSS) sur le terrain ont longtemps été invisibilisées et sont encore souvent minimisées voire ignorées par les institutions de l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR). Toutefois, grâce à la mobilisation des féministes et aux témoignages de chercheur·euses concerné·es, ces violences font, depuis quelques années, l’objet d’une plus grande attention. En plus de travaux individuels réflexifs (Moreno, 2024 ; Zürne & Heederik, 2021 ; Patarin-Jossec, 2020 ; Cuny, 2020 ; Hanson & Richards, 2017 ; Sharp & Kremer, 2006) des initiatives collectives ont créé des espaces de discussion et de mobilisation (voir liste ci-dessous). Ces travaux et discussions collectives ont analysé les rapports de pouvoir et les différentes formes d’oppression sur le terrain dans une perspective intersectionnelle (genre, classe, race, âge, santé, etc.). Ils ont permis d’établir que les VSS sur le terrain ne sont pas des actes isolés et concernent l’ensemble de notre milieu professionnel ; ils pointent par ailleurs l’absence de cadres de prise en charge adaptés à l’université ou au CNRS. Cette section du groupe de recherche CoBRA vise à poursuivre ces réflexions en mettant l’accent sur le rôle que pourraient ou devraient jouer les institutions de l’ESR, avant, pendant et après le terrain. Trois pistes de réflexion sont envisagées:Une première piste de réflexion concerne les effets des politiques de l’ESR sur la vulnérabilité sur le terrain. La précarité, la pression pour produire des résultats de recherche dans un temps de plus en plus court, la compétition accrue par le manque de postes fragilisent les chercheur·euses, y compris sur le terrain et dans leur rapport au terrain. On pourra également s’interroger sur les codes virilistes de l’appréhension de terrains dits dangereux.Un second axe de réflexion concerne le rôle des institutions (universités, CNRS, laboratoires, instances disciplinaires, comités d’éthique, directions de thèse etc.). Si les réponses institutionnelles restent insuffisantes, il existe désormais, grâce aux mobilisations des féministes des vingt dernières années, des dispositifs qui visent à prendre en charge les VSS dans le champ académique (Andro, 2023 ; Clair, 2023). Ces dispositifs, qui manquent de moyens pour assurer leurs missions, ne sont en outre pas adaptés à la prise en charge des violences sur le terrain. Doit-on imaginer des dispositifs spécifiques et créer des cellules d’écoute pour soutenir et accompagner les victimes ? Comment former les directeur·ices de thèse et plus largement les membres de l’ESR qui exercent une autorité professionnelle ou pédagogique ? On réfléchira également aux risques de l’institutionnalisation de la prise en compte des VSS sur le terrain. Il ne faudrait pas que les mobilisations contre les VSS sur le terrain se retournent contre les chercheuses avec un renforcement des injonctions paternalistes à la prudence (Debos, 2023). Il serait tout aussi problématique d’associer les terrains internationaux à des « imaginaires du danger » (Beldé, 2025) en reprenant le discours exotisant et raciste de l’« Autre » menaçant.Une troisième perspective est celle des continuités entre les expériences de harcèlement et VSS sur le terrain et au sein de l’ESR (Deruelle, 2022). Si le terrain se déroule le plus souvent hors des campus, il n’est pas isolé des autres espaces de travail. Un enjeu important – et jusqu’ici ignoré – est la protection des enquêté·es contre les agressions par les chercheur·euses. Comment engager une discussion sur les pratiques dangereuses, voire violentes, des enquêteur·ices ? Quelle est la responsabilité des institutions dans les cas où les chercheurs sont eux-mêmes auteurs de violences dans le cadre de leurs enquêtes ?
- Scadenza: 31 gennaio 2026 Arbeitstagung der „Konferenz der Einrichtungen für Frauen- und Geschlechterstudien im deutschsprachigen Raum (KEG)“, 28./29. Mai 2026Die 24. Arbeitstagung der „Konferenz der Einrichtungen für Frauen- und Geschlechterstudien im deutschsprachigen Raum (KEG)“ findet am 28./29. Mai 2026 in Präsenz an der Universität Wien statt. Die Tagung wird vom Referat für Genderforschung mit Unterstützung der Abteilung Organisationskultur & Gleichstellung ausgerichtet. Bei der Arbeitstagung der KEG 2026 sollen wieder sowohl hochschulpolitische, disziplinäre und kommunikationsbasierte Entwicklungen und Fragestellungen als auch gesamtgesellschaftliche Anliegen und Debatten in den Blick genommen werden. Wichtiges Grundanliegen der KEG ist der qualifizierte Erfahrungsaustausch zwischen den institutionalisierten Einrichtungen im deutschsprachigen Raum wie auch der Dialog mit außeruniversitären queer-feministischen Projekten. Der Erfahrungsaustausch soll zu einer diagnostischen Sicht auf Potentiale und Herausforderungen der Hochschul- und Universitätsentwicklungen verhelfen und dazu beitragen, Formen und Strategien der Institutionalisierung zu reflektieren und weiter voranzutreiben. Ausgewählte Themen werden in Arbeitsgruppen austausch- und ergebnisorientiert diskutiert.Es gibt die Möglichkeit, bereits bestehende AGs fortzuführen:Antifeminismus in Hochschule, Wissenschaft und GesellschaftBerufsperspektiven in/mit den Gender StudiesChancen und Herausforderungen digitaler Wissenschaftskommunikation für die Gender StudiesGender- und Diversity-ZertifikateGender-StudiengängeGender-Lehre in der Weiterbildung und an FachhochschulenGleichstellungspolitik und Gender Studies an Kunsthochschulen und -universitätenHerausforderungen und Strategien zur Inklusion von Gender in MINTOpen ScienceRegionale und nationale Netzwerke der Gender StudiesMedien und Gender StudiesVerbote geschlechtergerechter SpracheZudem bieten sich folgende Themen für einen weiteren Austausch an:Ressourcen für Zentren und Forschung: Strategien für die Gender StudiesWissenstransfer der Gender Studies: Ansätze, Erfahrungen, außeruniversitäre PraxisfelderGender und Diversität: Konzepte, Positionen, PolitikenWir freuen uns über Einreichungen bis zum 31. Januar 2026 an die Sprecher*innen mit folgenden Angaben: Thema/Titel AG bzw. Plenumsthemenvorschlag Verantwortliche Person(en) und Mitwirkende Kurzbeschreibung (maximal eine Seite) Wir freuen uns auf eine rege und vielseitige Beteiligung an der kommenden Arbeitstagung!
- Scadenza: 31 gennaio 2026 Journée d’étude annuelle du D.U. Responsable égalité, diversité, inclusion le 27 mars 2026 à l’Université Paris Est CréteilCette journée d’étude est organisée par le Diplôme Responsable égalité, diversité, inclusion de l’Université Paris Est Créteil. Elle s’intéressera à la manière dont les organisations - entreprises, associations, collectifs, et établissements publics - résistent ou s’adaptent dans un contexte politique de moins en moins favorable aux politiques d’égalité, de diversité et d’inclusion (EDI). L’histoire de l’EDI est étroitement liée à la lutte contre les discriminations. Aux Etats-Unis, les premiers programmes visant à intégrer les minorités dans les emplois publics ont vu le jour dans les années 1960, à la suite du combat pour les droits civiques[1]. Dans le secteur privé, les premières initiatives avaient essentiellement pour but premier d’aider les entreprises à se conformer aux nouvelles obligations légales[2], avant d’être perçues comme bénéfiques en termes d’image et de responsabilité sociale. À la fin des années 1980, un nouvel argument économique vient renforcer l’intérêt des organisations : la diversité ne serait pas seulement un impératif légal, mais aussi l’assurance d’une meilleure rentabilité. Selon Laure Bereni, une articulation nouvelle voit le jour très inspirée par l’« affirmative action », traduite maladroitement en français par « discrimination positive »[3] : la mixité sociale est source d’innovation et les employé-es issu.es des groupes minoritaires sont plus productif-ves si iels ont le sentiment d’être bien traité.es. En opérant un glissement du registre juridique au registre économique, le monde des affaires a participé à l’institutionnalisation des politiques d’égalité, de diversité et d’inclusion. [1] Bereni, L. (2023). Le management de la vertu : la diversité en entreprise à New York et à Paris. Paris : Presses de Sciences Po.[2] Anand, R., & Winters, M.-F. (2008, septembre). A retrospective view of corporate diversity training from 1964 to the present. Academy of Management Learning & Education, 7(3), 356–372.[3] Bereni, L. (2023). Le management de la vertu : la diversité en entreprise à New York et à Paris, op. cit ; Calvès, G. (2024, 20 mars). La discrimination positive. Que sais-je ? no 3712 (Société), 5ᵉ éd. Paris : Presses Universitaires de France (PUF).Modalités de soumission des propositions :La journée d’étude aura lieu le 27 mars 2026, à l’Université Paris-Est Créteil, au Campus Centre. Elle est organisée avec le soutien des laboratoires CEDITEC, CRHEC, IMAGER et Lab’URBA. Le DU est également bénéficiaire du soutien du programme ERASME. Les propositions compteront 5 000 signes maximum (espaces et bibliographie compris). Elles devront contenir un titre, la problématique, la méthode et les résultats. Les propositions devront faire figurer une courte présentation biographique : nom, prénom, statut, affiliation institutionnelle, discipline(s), principaux thèmes de recherche et adresse e- mail (10 lignes maximum). Les propositions retenues seront organisées en panels avec des présentations de 15 à 20 minutes suivies de questions.Elles devront être envoyées au plus tard le 19 décembre 2025 à cette adresse mail antoine.servel@u-pec.fr.
- Scadenza: 31 gennaio 2026 In recent decades, research on authority and trust in the US has seen a considerable increase across various disciplines. However, in comparison, there has been much less scholarship on aspects of gender since Anette Baier dedicated her influential 1994 collection of essays Moral Prejudices on trust (and related issues) to her “women students, past, present, and future” Our workshop addresses this lacuna, both from a theoretical perspective, and in the light of current cultural, social, and political developments in the US, and of (once again) contested definitions of gender(ed) identities, practices, performances, and ethics.“Gender, Authority, and Trust in the United States” / July 10 to 11, 2026 / Heidelberg Center for American StudiesIn recent decades, research on authority and trust in the US has seen a considerable increase across various disciplines (cf. Leypoldt and Berg 2021). However, in comparison, there has been much less scholarship on aspects of gender since Anette Baier dedicated her influential 1994 collection of essays Moral Prejudices on trust (and related issues) to her “women students, past, present, and future.” Our workshop addresses this lacuna, both from a theoretical perspective, and in the light of current cultural, social, and political developments in the US, and of (once again) contested definitions of gender(ed) identities, practices, performances, and ethics.When the category "gender" is added to the study of authority and trust, this allows an exploration of the entanglements between more or less explicit gender expectations and the political, cultural, and also private life in society. For example, the fight for women’s suffrage questioned, among other things, the supposedly essential features of womanhood that would be under threat should female suffrage become a reality. We would like to take such views and discussions as a jumping off point to explore what can be said about expertise or authority regarding certain political and economic topics, urban and migration dynamics, and forms of cultural or artistic expression. For example, we are interested in exploring in what regard gender shapes views on (the production and reception of) cultural or artistic value. Issues of power, participation, space, ethnicity, and class invite intersectional perspectives, both past and present. We are also interested in the interrelationship between gender and trust, and in questions such as: In what regard can certain views on gender be seen as a remedy against perceived individual and national feelings of distrust? Or do they contribute to individual or collective sentiments of distrust, insecurity, and instability? We are further looking for contributions on the multiplicity of relations between gender, authority, trust and literary, cultural, or social developments.The complex entanglements between gender, authority, and trust in the United States are of course not new as they have accompanied the United States since the beginning. We are therefore interested in exploring not only current phenomena and developments, but understudied aspects throughout American literary, cultural, and social history. As scholars have pointed out, the Declaration of Independence in the early Republic only granted white, free males the authority to remake themselves the way they saw fit whereas females and other marginalized groups primarily had the function of supporting white males on their way to self-realization and happiness. This holds particularly true for Black and Indigenous women, and in general female members of marginalized groups, which have been neglected so far in this context. Similarly, although our focus lies on the United States, we are also interested in the entanglements, flows, and developments between the United States and other countries in the Americas, Europe, and Asia.The international workshop will discuss and orient all contributions specifically for a book project (Gender, Authority, and Trust in the United States). For this reason, we ask all participants to align their contributions specifically to the keywords/issues of the forthcoming book. Each contribution should address gender and at least one of the following keywords/issues: authority, trust, cultural and artistic products, space, place, migration, and mediality. We welcome proposals from emerging and established academics, creative writers, graduate students, independent scholars, and activists that address these topics. We would like to pre-circulate papers to leave ample time in the sessions for discussion and suggestions to improve the texts.Our workshop will take place July 10-11, 2026, at the Heidelberg Center for American Studies in Heidelberg, Germany. We will provide accommodation for two nights; some travel funding will be available.Please submit your abstracts for the book chapter that you will present at the workshop (300- 350 words) along with a short bio (150 words) to the workshop organizers by January 31, 2026 to gat2026@hca.uni-heidelberg.de. Participants will be notified of our decision by February 28, 2026. Papers for pre-circulation are due June 15, 2026. We expect participants to submit their presentations as articles for the book project at the latest by October 1, 2026. For inquiries, you may contact the organizers Margit Peterfy, Anja Schüler, and Susana Rocha Teixeira at gat2026@hca.uni-heidelberg.de.
- Scadenza: 31 gennaio 2026 Issues of mediatization, in particular (media) visibility and its consequences, are formative for a broad range of discourses surrounding trans experiences. While increased (affirmative) media representation of trans people became associated with potential political agency in the mid-2010s – famously coined in the US as the Transgender Tipping Point –, in 2025, these discourses are dominated by questions of violence through and in media exposure. With the rise of authoritarian forces, discriminatory policies against trans, inter, and gender-nonconforming people do not only continue, but also make them the central target of a demonizing and reactionary rhetoric, and of repressive politics against bodily and gender self-determination. This escalation can be understood as an extension of violence. BIPoC trans people, for example, have long been and continue to be exposed to severe gendered and racialized violence and discrimination. In queer and trans of color critique, various approaches have been analyzing these conditions for years, particularly with regard to the ambivalent relation of invisibility, hypervisibility, and vulnerability.Trans Media Studies refers to the eponymous research field that is slowly becoming more established in the Anglophone world. It deals with the contemporary as well as historical political and media conditions of gender(ing), transitions within and beyond the binary gender system, and its transgression. The interdisciplinary field of trans studies with its critical approaches to historical, theoretical, and epistemological questions serves as the central point of reference. Taking shared areas of interest and inquiry into account, like the critique and analysis of subjectivation, gendering, normativity, the constitution of bodies and selves, this issue also relates to neighboring disciplines such as gender and queer studies, critical intersex studies, and inter* studies.Besides questioning and re-evaluating German(-speaking) media studies through the lens of trans studies, this issue aspires to expand trans media studies beyond the US context. Therefore, contributors are invited to re-examine established media theoretical discourses. The field of gender media studies, which investigates the interdependence of gender and media, offers promising possibilities for further research. In addition, trans media studies might be able to tackle questions of trans- and intermediality from a new perspective: Which (binary) concepts structure notions of distinct media, their boundaries, transitions, and their theorization? What does this mean for our understanding of hardware and software, backup and update? To what extent does a concept of transition that is rooted in (trans) gendered experience potentially enable the politicization of media-technical contexts?While working towards further establishing trans media studies, it is also essential to consider questions of situating and decolonizing and to involve researchers and trans experiences/historiographies beyond the Global North. Overall, the issue follows the mutually productive resonances of trans and media studies to investigate the specific material-discursive, medial, and technological constellations that shape – and are in turn shaped by – trans experiences, gendered life, and desire. A project of particular political and epistemological urgency.In addition to bringing together media studies research on transness and the opening of trans studies for media studies, this issue explores how both fields can challenge each other with mutual questions and demands.The ZfM (Journal of Media Studies) is one of the largest peer-reviewed academic publications for media studies in German-speaking countries. Financed by the Gesellschaft für Medienwissenschaften (Society for Media Studies) whose more than 1,500 members receive the journal as a printed copy, the bi-annual publication is also made freely available to the public under an open access (OA) licence. Whilst the ZfM aims to promote diverse perspectives from a global academic community and welcomes international submissions, it also maintains German as its main language, which is why all articles that have successfully passed the peer-review process will be translated into German before publication.
- Scadenza: 31 gennaio 2026 "Connected Across Borders: Swiss Women’s Movements and their Transnational Entanglements"Conference by the Gosteli Archive, History of women’s movements in Switzerland, in cooperation with the Swiss Social Archives 4–5 June 2026, University of ZurichFeminist movements in Switzerland have never been purely national phenomena. From the outset, struggles for rights, education, and labour were influenced by and connected to transnational debates. Swiss activists took part in international conferences, founded organisations that operated across borders, and aligned themselves with feminist struggles in other regions. These processes involved not only the reception of transnational knowledge, but also the active contribution of original impulses to international discourses and the sustained exchange of experiences, ideas, and strategies.We invite scholars – especially early-career researchers – as well as activists to explore in greater depth the entanglements, processes of translation, and tensions between Swiss women’s movements and transnational feminisms. We welcome contributions that examine both historical and contemporary aspects, highlighting the role of actors, networks, ideas, and places. We are interested in how Switzerland served both as a space of resonance and a point of departure for feminist transformations – and how feminist concerns were situated within global contexts. The aim is to make the transnational dimensions of feminist histories and presents in the Swiss context more visible and to reflect on them critically.We welcome proposals from the fields of history, social and cultural studies, law, and related disciplines. Contributions from artistic or activist perspectives are also expressly encouraged.Suggested TopicsNetworks, Circulations, and TranslationsIssues – Struggles – BiographiesSolidarity, Critique, IntersectionalitySites of Transnational FeminismSubmission GuidelinesPlease submit an abstract (max. 300 words) and a short biography (max. 150 words). Abstracts may be submitted in German, French, or English. Submission deadline: 31 January 2026. Please send proposals to: fabienne.amlinger@gosteli-archiv.ch
- Scadenza: 01 febbraio 2026 Following the Beyond Borders meeting series hosted by the WGSS Department at the University of South Florida, we warmly invite submissions for a special issue of The Archive Revisited Gazette celebrating Chukchee poet Antonina Kymytval’ and her brief but profoundly resonant encounter with Audre Lorde during the 1976 Afro-Asian Writers Conference in Tashkent.Lorde’s essay “Notes from a Trip to Russia” (Sister Outsider, 1984) and her poem “Political Relations” (Our Dead Behind Us, 1986) offer the only detailed accounts of this meeting, providing a rich starting point for reflection, creative engagement, and critical exploration.This special issue invites contributors to explore the intertwined legacies of Black and Indigenous feminist Internationalism, shining a light on the intimate and often overlooked connections that transcend Cold War boundaries. At its heart, the issue celebrates Kymytval’s poetics, Indigenous resilience, and the bold, affective solidarities she shared with Audre Lorde—what Lorde evocatively described as “making love…through our interpreters.”We invite contributions that illuminate or respond to:Antonina Kymytval’s poetry, especially its reflections on land, loss, survival, and relationalityKymytval’s role in Soviet Indigenous literary history and the tensions she navigated within Soviet assimilationist policiesThe erotic, intimate, and political dimensions of Lorde and Kymytval’s encounter, including the constraints of language, Cold War politics, and the briefness of their meetingHow Lorde’s and Kymytval’s relationship invites us to rethink dominant East/West geopolitical frameworksTransnational feminist solidarities across racialized and colonized spacesIndigenous and Black poetic traditions as living archives of InternationalismArchival traces of Kymytval’ and the exciting possibilities for re-engaging with and re-reading her work todayWe welcome a wide range of formats and voices, including (but not limited to):Short critical essays or reflections (500–1,200 words)Reflections on Kymytval’s poetry (poetic, visual, etc.)Interviews with scholars, translators, or Indigenous artistsAnnotated lesson plans or syllabi featuring Kymytval’ or LordeCreative work: poetry, hybrid or speculative writing, visual artArchival vignettes or storiesThis issue invites contributors to re-read Kymytval’ and reflect on what solidarity and sensuality mean across geographies, historical silences, and artistic forms.Submission deadline for proposals or submissions: February 1, 2026. Send proposals or complete submissions to: shchurkot@usf.edu
- Scadenza: 01 febbraio 2026 PrésentationLe groupe de recherche Cultures et images lesbiennes organise un colloque portant sur la place du collectif dans les représentations et pratiques au sein des cultures visuelles lesbiennes. Organisé sur deux jours, les 12 et 13 mai 2026 à Césure, il s’agira de donner la parole à des chercheur·euses dont les travaux portent sur les questions lesbiennes et contribuent à l’écriture d’une histoire sociale et féministe de l’art.CIL est un groupe de recherche en études visuelles lesbiennes, créé en novembre 2024 dans l’objectif de rassembler et fédérer la recherche sur ces questions. Une première journée d’étude a été organisée en 2025 et visait à mettre en lumière un champ scientifique encore peu visible dans le monde universitaire francophone. Entre-temps, CIL a créé un annuaire des chercheur·euses dont les travaux entrent en résonance avec ces dynamiques. Ce colloque sera le deuxième événement public de CIL.
- Scadenza: 03 febbraio 2026 Appareil physique et symbolique caractérisant l’être humain (Le Breton, 2008), le corps est soumis à des normes et injonctions permanentes qui déterminent sa légitimité. Ces normes variables selon des catégories telles que le genre, la classe, la race1, la sexualité ou encore l’âge, construisent un idéal corporel fondé sur l’accumulation de critères multiples, auxquels le corps est censé se conformer. Historiquement ancrée, cette codification du corps s’est s’accompagnée de processus de stigmatisation et de domination engendrés par les imaginaires impérialistes et postcoloniaux (Tonda, 2015), et les systèmes de classements sociaux (Bourdieu, 1979) ont contribué à construire des corps socialement différenciés et à établir une hiérarchie de légitimité entre eux. Dès lors, le corps est devenu un enjeu central dans la reproduction des rapports de pouvoir et des inégalités sociales. Ce faisant, les corps les plus hégémoniques – à la manière des corps blancs, minces, valides, présumés hétérosexuels ou cisgenres vus comme standards (Carof, 2021) dans les sociétés occidentales contemporaines – peuvent être pensés comme majorés, car gratifiés d’une valeur ajoutée qui contribue à les situer socialement et à façonner positivement les discours et les regards qui sont portés sur eux. Au contraire, les corps auxquels nous nous intéresserons ici, minorés2 car privés des fonctions, attributs, traits ou formes qui caractérisent les corps dominants ou prétendus « normaux » par la société, sont éloignés de ces standards. De fait, toute marque corporelle de différence, qu’elle soit ostensiblement visible ou qu’elle fasse l’objet d’une tentative de dissimulation, est souvent perçue comme une déviance ; cela pu être observé dans le cas de certaines orientations sexuelles ou identifications de genre (Macé, 2010). Cette différence opère comme un stigmate au sens goffmanien du terme (Goffman, 1975)3, engendrant des processus de discrimination, voire de pathologisation à l’encontre des corps handicapés, trans, gros, maigres, malades ou racisés. Cette stigmatisation se traduit par des difficultés à exposer ces corps dans l’espace public et à les y faire pleinement accepter (Héas et Dargère, 2014), le risque de sanctions sociales y étant plus élevé. En témoignent les cas de personnes médicalement désignées comme obèses ou en surpoids (Burford et Orchard, 2014), ou encore de femmes homosexuelles (Nicaise, 2017). Toutefois, dans une logique de résistance, le corps peut être exposé selon des stratégies de réappropriation ou de dissimulation, à l’exemple de femmes se définissant comme « gouines »4 et qui, pour échapper au stigmate dans l’espace urbain, surinvestissent des actes de féminité pour être identifiées comme hétérosexuelles et se conformer à la norme dominante (ibid.).Date limite de réception des propositions : 3 février 2026Retour des décisions aux auteur·ices des propositions : 24 mars 2026Dossier coordonné parHélène Bourdeloie (LabSIC, Université Sorbonne Paris Nord)Yann Bruna (Sophiapol, Université Paris-Nanterre)Dimitra Laurence Larochelle (Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle)Parution en 2027
- Scadenza: 15 febbraio 2026 Appel à contributions - Revue Considérant, Numéro spécial “Dire, montrer, juger : les représentations des violences sexuelles”Les violences sexuelles, et en particulie le viol, occupent une place singulière dans nos imaginairescontemporains. Leur traitement artistique et fictionnel joue un rôle majeur dans la construction (ou lacontestation) des représentations sociales du crime, de la victime, de l’agresseur, de la justice et des dispositifsde preuve.Ce numéro souhaite explorer la manière dont les arts figurent ces infractions (la manière de les dire ou de nepas les dire, de les dépeindre, de les suggérer, les motifs auxquels elles sont associées) et la façon dont ilsmettent en scène leur prise en charge judiciaire (procédures d’enquête, procès, discours juridiques,mécanismes probatoires, normes morales, accueil et mise en crédibilité de la parole des victimes, etc). Lesoeuvres peuvent contribuer à renouveler les modes de compréhension du droit, mais aussi à en questionnerles impensés, les incohérences ou les angles morts. Une attention particulière sera portée aux propositionsconsacrées aux arts visuels et aux représentations graphiques.ModalitésLe numéro spécial dédié à ces questions est le numéro 9 de la revue. Les propositions de contribution,comprenant un intitulé et un résumé de 2 000 caractères maximum, sont à adresser pour le 15 février 2026 àl’adresse suivante: joana.falxa@univ-pau.fr.
- Scadenza: 15 febbraio 2026 La revue POUR lance un appel à article pour un numéro interdisciplinaire portant sur les dynamiques genrées du travail agricole à paraitre en fin d’année 2026. Ce numéro sera coordonné par Caroline Albinet, Caroline Bouchier, Candice Grelaud et Marie Tellier.Les études en sciences humaines et sociales portant sur les dimensions genrées du travail agricole ont souvent fait état d’une structure binaire et essentialisante de la répartition du travail entre hommes et femmes au sein des exploitations agricoles : aux hommes les travaux les plus physiques, aux femmes, les travaux de soin du bétail et les plus compatibles avec une soi-disant nature féminine considérée comme plus délicate. Pourtant, cette vision irénique selon laquelle chaque sexe serait à sa juste place ne permet pas de rendre compte de la réalité des expériences vécues par hommes et femmes dans le travail agricole. De plus, la naturalisation du travail féminin contribue à son invisibilisation. Force est de constater que le travail agricole, y compris et surtout lorsqu’il est effectué en famille, n’est pas exempt de conflits, de tensions et de rapports de domination. De plus, les frontières genrées du travail agricole ne sont ni stables ni naturelles, et peuvent être amenées à se brouiller à certaines étapes du cycle de vie des individus (notamment en cas de deuil ou de migration) ou en raison d’évènements extérieurs, comme les conflits armés.Ce dossier d'articles vise donc à interroger, dans une approche pluridisciplinaire, les grandes dynamiques du travail agricole au prisme du genre en entendant cette approche dans toute sa dimension critique, c’est-à-dire comme élément constitutif des rapports sociaux et qui à ce titre joue un rôle majeur dans la constitution des rapports de pouvoir associés à la différenciation des sexes. Les articles s’interrogeant sur le travail au sein des exploitations familiales en fonction non seulement du genre, mais aussi de la place dans les familles, des âges de la vie et du statut social et professionnel sont particulièrement encouragés. Nous accorderons une place particulière à la question du vieillissement, enjeu transversal à tous nos axes, et à ses impacts autant sur les dynamiques de genre que sur les rapports au travail. Nous souhaitons également interroger l’impact des mutations du travail agricole depuis le XIXe siècle, entre mécanisation, exode rural, évolution des pratiques législatives et de production, sur les représentations genrées du travail agricole et la place des femmes au sein des exploitations et hors de celles-ci.Pour se faire, quatre axes sont proposés pour les articles. Les propositions décentrées du cadre spatial franco-européen, les approches comparées et les propositions transversales, qui permettent de montrer comment ces différents thèmes s’imbriquent et interagissent, sont bien entendu les bienvenues.
- Scadenza: 20 febbraio 2026 The international conference Queer: Present! Visibility Through the Body aims to examine queer visibility in contemporary culture, exploring it across a range of contexts. The title of the conference alone may serve as a catalyst for reflection on various aspects of queer visibility, demonstrating that queer culture is present today in many forms. However, queer people are constantly fighting to remain visible and gain access to more divergent visibility. This visibility often encounters strong resistance; opponents view the queer body as imposing its presence, disrupting social order and manifesting as unnecessary excess or exaggeration.During the conference, we will highlight the physical presence of queer genders, sexualities and romantic relations and intimacies. This is why the title of our conference is provocative: queer is present and embodied; it is expressed in the body.Do queer bodies experience encounters with others and strangers differently when moving within cultural boundaries?Deadline for submission of abstracts is: for panels 20 February 2026 and for individuals presentations 28 February 2026. They should be sent by email to queer@amu.edu.pl (or marjed7@amu.edu.pl)
- Scadenza: 27 febbraio 2026 Plus de dix ans après la proposition du « tournant spatial dans les études de genre », initiée par le colloque ainsi intitulé à l’université Paris Diderot en 2012, la question de l’espace genré demeure marginalisée dans les sciences humaines et sociales. Cette journée d’étude vise à croiser les réflexions sur l’espace genré provenant de plusieurs disciplines ainsi qu’à fédérer les nouvelles visions sur les manières dont l’espace pourrait être construit, représenté et habité au prisme du genre. Elle accueillera particulièrement les recherches intersectionnelles qui éclairent le sujet au croisement des rapports de classe, de race, d’âge, notamment celles ancrées dans les contextes non-occidentaux.ArgumentairePlus de dix ans après la proposition du « tournant spatial dans les études de genre », initiée par le colloque ainsi intitulé à l’Université Paris Diderot en 2012, la question de l’espace genré demeure marginalisée. Dans les bibliographies recommandées pour les études de l’espace, on trouve généralement des noms comme Heidegger (1973), Lefebvre (2000), Tuan (1990) ou Bachelard (1961), tandis que des figures telles que Irigaray (1980 ; 1983), Rose (1993), McDowell (1999) et Massey (2005), qui, dans une perspective féministe, ont pointé l’ignorance des questions du genre dans l’épistémologie de l’espace dominante, sont largement absentes. Cette journée d’étude vise à croiser les réflexions sur l’espace genré provenant de plusieurs disciplines ainsi qu’à fédérer les nouvelles visions sur les manières dont l’espace pourrait être construit, représenté et habité au prisme du genre.Axe 1 : La production de l’espace genréSi l’argument tripartite de Lefebvre (2000) a mis en lumière les manières dont les rapports de domination sont fabriqués à travers la production de l’espace, il n’a guère abordé la question du genre. Pourquoi certains espaces sont-ils habituellement attribués à un sexe particulier ? Et comment deviennent-ils moins accessibles à ceux et celles qui ne correspondent pas à ces normes ? Certaines chercheuses relient ces réflexions aux traditions de la philosophie occidentale, notamment aux binarismes entre corps et pensée, ou entre transcendance et immanence (Beauvoir, 1986 ; Irigaray, 1980 ; Butler, 2018). D’autres examinent ces questions d’une approche phénoménologique (Ahmed, 2009 ; Young, 2017). Dans les pratiques du design et de la gestion de l’espace, l’espace genré peut être produit par « le manque de données genrées » (Perez, 2020). Cet axe s’intéressera ainsi aux manières dont l’espace genré est produit, justifié et maintenu aux échelles tant conceptuelle que sociale.Axe 2 : La représentation genrée de l’espace / la représentation de l’espace genréCet axe sera consacré aux représentations artistiques de l’espace. Il s’agira de réfléchir ensemble sur la manière dont les arts visuels et la littérature se sont saisis de tensions présentes dans d’autres sciences sociales au sujet de l’espace genré. Par exemple, il pourra être question du renouvellement des approches cartographiques féministes, telles qu’elles sont proposées par Zwer (2023), en réponse à des approches plus masculines de l’espace comme le « time-geography » de Hägerstrand (Rose, 1993). Par ailleurs, il conviendra d’interroger la place de la culture visuelle, sous différentes formes – le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée, les jeux vidéo ou encore la réalité virtuelle – dans la construction active de nos perceptions de l’espace. Nous aurons ainsi l’occasion de réfléchir aux processus de création d’espaces genrés au sein de la diégèse, puis de questionner les divergences entre des processus qui se font à l’intérieur même d’espaces genrés pré-existants ou qui se construisent en opposition de ces espaces, à travers l’investissement de nouveaux espaces alternatifs fictifs. Ainsi, il nous sera possible de questionner comment les arts visuels et la littérature créent des espaces genrés qui donnent lieu à des communautés de sens et des imaginaires communs.Les études sur les méthodologies de représentation seront bienvenues tout comme les études de cas prenant appui sur l’analyse d’œuvres artistiques.Axe 3 : Réimaginer l’espace par expérimentationCe troisième axe donnera plus de relief aux recherches-actions et aux recherches-créations qui confrontent l’espace genré en proposant des espaces alternatifs où les minoritaires sous l’angle du genre peuvent réclamer leur subjectivité. Ceux-ci peuvent se présenter sous différentes formes : fictive ou tangible, individuelle ou collective, revendicatrice ou expérimentale, à long terme ou provisoire. Dans quelle mesure un espace alternatif est-il encore envisageable face à une tendance au conservatisme ? Quels sont des apports et des points de vigilance qu’ont amenés ces actions ? Ne se contentant pas d’être attaché à des lieux fixes, un espace alternatif peut se créer à travers la circulation des corps, comme dans le cas du cruising (Muñoz, 2019). Les études sur les espaces alternatifs en mobilité feront donc l’objet d’intérêt spécifique. Dans cette même dynamique, les propositions sous forme d’atelier-formation sont vivement encouragées, offrant l’opportunité de concrétiser les réflexions théoriques. Modalités de contribution Les propositions de communication sont à envoyer avant le 27 février 2026 aux adresses suivantes : danyang.feng@u-bordeaux-montaigne.fr et laila.fatih@u-bordeaux-montaigne.fr (fthlaila@gmail.com)Chaque proposition devra comporter :Un titre ;Un résumé de 500 mots maximum ;Une bibliographie de cinq références maximum ;Une brève notice bio-bibliographique(Le cas échéant) Un document d’illustration visuelle séparé (une page maximum)Notification aux auteur·ices : mi-mars 2026.Cette journée d’étude se tiendra prioritairement en présentiel. Une intervention en distanciel pourra être envisagée à titre exceptionnel.Comité de sélectionLaïla Fatih, doctorante contractuelle (Université Bordeaux Montaigne, Plurielles)Danyang Feng, doctorante (Université Bordeaux Montaigne, ARTES)
- Scadenza: 27 febbraio 2026 Dans le domaine des sciences sociales, il semble communément admis que le genre et la sexualité sont liés. Tous les ouvrages de synthèse ou manuels en langue française consacrés à l'un ou l'autre thème le rappellent, généralement dans un chapitre dédié. Pour autant, parmi les travaux portant sur des objets relevant de ces deux champs thématiques, rares sont ceux qui analysent en détail leurs possibles imbrications. L'objectif de ce colloque est ainsi d'approfondir la réflexion sur les façons dont s'articulent le genre et la sexualité dans les conceptions aussi bien ordinaires que savantes.Dans les pays d'Amérique du Nord et d’Europe, sur le plan des savoirs, la sexualité et le genre (du moins son idée, avant l'invention du terme) ont fait l'objet d'une séparation progressive au cours du XXe siècle, qui a donné lieu au développement de domaines d'études majoritairement distincts, même si des dialogues n'ont jamais cessé. À l'apparition de la notion d'homosexualité dans le champ de la médecine et de la sexologie à la fin du XIXe siècle, celle-ci est pensée comme inversion sexuelle, ne séparant donc pas genre et sexualité (par exemple Chauncey, 1982-1983). La pensée féministe de l'époque ne les dissocie pas non plus (Binhammer, 2002) et continuera de prendre la sexualité pour objet (Möser, 2022). Peu à peu, la conception savante de l'orientation sexuelle s'autonomise, en particulier dans les travaux sur la sexualité, même si la pensée médicale de l'homosexualité reste hybride au cours de la première moitié du XXe siècle (Martin, 1993). La création du concept de genre par John Money dans les années 1950 à propos de l'"hermaphrodisme" ne le sépare pas de la sexualité, à l'inverse du psychologue Robert Stoller la décennie suivante qui œuvre à distinguer les "transsexuels" des homosexuels (Fassin, 2008). Mais la clinique du "transsexualisme" reste alors hantée par la question de la sexualité (Hérault, 2010), comme le fut celle de l'"hermaphrodisme" au cours des siècles précédents (Foucault, 2025). C'est le développement des études féministes des années 1970-80 qui finit de valider (provisoirement) la distinction entre genre et sexualité. Dans le cadre des controverses qui opposent une partie des féministes étatsuniennes à d'autres qualifiées péjorativement de "pro-sexe", Gayle Rubin prend position pour étudier séparément les deux domaines, non par rigidité intellectuelle mais dans le but de favoriser les recherches sur la sexualité (Rubin, 2010 [1984]). Ce contexte incite alors à penser les orientations sexuelles comme indépendantes du genre, facilitant l'analyse et la validation politiques des identités homosexuelles et trans (Valentine, 2004), y compris après l'émergence de la théorie queer dans les années 1990.À partir des années 2000, certain.es auteur.ices commencent à (re)poser explicitement la question de l'articulation entre genre et sexualité. Cette réorientation découle du constat que les catégories mêmes de "genre" et de "sexualité" limitent la production du savoir alors qu'elles façonnent conjointement les expériences vécues, rendant nécessaire une réflexion sur leurs frontières et leurs codéterminations (Stein, 2004 ; Valentine, 2004). Les deux domaines peuvent être pensés à la fois comme distincts et reliés, et leurs relations appréhendées en termes de "fluidités structurées", c'est-à-dire de configurations historiques et institutionnelles qui articulent différemment les deux dimensions (Richardson, 2007). Ce raisonnement vaut pour différentes régions du monde, d'autant que les régimes modernes de genre et de sexualité ont été coproduits dans le cadre de la colonialité (Lugones, 2019 [2008]), invitant à penser leur articulation à la fois dans les Nords et les Suds, et notamment dans des sociétés ayant connu la colonisation, les luttes d'indépendance et la mondialisation des échanges.Sans doute est-ce par l'étude des minorités sexuelles ou de genre que les interactions entre genre et sexualité ont été le mieux saisies. En effet, s'intéresser aux orientations sexuelles conduit logiquement à prendre en compte leur dimension genrée puisqu'elles se définissent par le genre des partenaires ou des personnes vers lesquelles se porte le désir. De plus, il a été montré que les pratiques "homosexuelles" ou "homoérotiques" sont souvent structurées autour d'une différenciation genrée, que ce soit dans l'histoire étatsunienne et européenne (Chauncey, 2003 [1994] ; Le Talec, 2008) ou, surtout d'ailleurs, dans d'autres espaces géographiques (Mendès-Leite, 2016 [1990]). Le constat est équivalent lorsque l'on s'intéresse aux minorités de genre, dont la définition s'articule aux enjeux de sexualité (Beaubatie, 2019), là encore dans de nombreuses régions du monde (Broqua & Geoffrion, 2023).Si la contribution du genre à la construction de la sexualité est sans doute l'aspect le mieux connu, ce que le genre doit à la sexualité est aussi l'objet d'investigations, en dépit de la longue réticence à considérer la sexualité comme "un foyer possible de la fabrique du genre" (Clair, 2013). Cette part du genre liée à la sexualité découle du fait que les normes de féminité et de masculinité sont traversées par des attentes et des scripts sexuels (Rutter & Jones, 2018 [2006]). Cela est de mieux en mieux montré au sujet de l'hétérosexualité et de l'hétéronormativité qui reposent sur un entrelacement complexe de normes de genre et de sexualité (Jackson, 2015 [2006]). Divers travaux sur ce thème ont ainsi mis en évidence que les identités de genre se construisent dans et par la sexualité (Deroff, 2007 ; Clair, 2013 ; Thomé, 2022). Mais bien entendu, les imbrications du genre et de la sexualité ne sont pas exclusives puisque ces dimensions s'articulent toujours à d'autres telles que la classe sociale (Jacobs & Klesse, 2014), l'âge (Calasanti, 2019) ou la race (Lugones, 2019 [2008]).Ce colloque a pour objectif d'ouvrir un espace de réflexion interdisciplinaire sur les articulations entre genre et sexualité au sein des sciences humaines et sociales au sens large (anthropologie, sociologie, science politique, histoire, philosophie, littérature, etc.). Il invite toute contribution de nature empirique, épistémologique ou théorique sur le sujet. Les propositions pourront porter sur le façonnement des catégories de genre ou de sexualité, leurs articulations avec les désirs, les identités pour soi ou pour autrui, et sur les différents registres d'expérience genrée ou sexuelle. Comment le genre et la sexualité sont-ils catégorisés, pensés, vécus, exprimés ? Comment les catégories et les normes s'articulent, interagissent, se chevauchent ? Comment s'entremêlent le genre et la sexualité sur le plan politique et dans les mobilisations, notamment celles favorables ou hostiles aux minorités (par exemple les mouvements dits "anti-genre") ?Alors que les réflexions sur l'articulation entre genre et sexualité se sont souvent appuyées sur l'idée que l'une de ces catégories précède ou détermine l'autre, il semble pertinent de l'envisager de manière plurielle. Cet appel accueille les interventions portant sur les effets réciproques (ou non) entre ces dimensions, ainsi que sur l'influence d'autres facteurs tels que l'âge, la classe, la race ou l'ancrage géographique et spatial. Les réflexions méthodologiques sont également les bienvenues.Modalités de soumissionLes propositions de communication sont à envoyer jusqu'au 27 février 2026 inclus à l'adresse suivante : colloque.genre.sexualite.2026@gmail.com.Elles devront comprendre un titre, un résumé de 3000 signes maximum, une courte biographie et l'adresse email de correspondance.Les réponses seront communiquées dans le courant du mois de mars 2026.
- Scadenza: 28 febbraio 2026 11. Konferenz der Österreichischen Gesellschaft für Geschlechterforschung (ÖGGF), 23.–25. September 2026, Universität Innsbruck und Medizinische Universität InnsbruckIn einer Welt, die durch das Aufeinandertreffen multipler ökonomischer, demokratiepolitischer und ökologischer Krisen und durch das Erstarken autokratischer Systeme gekennzeichnet ist und in der Angriffe auf das Leben von Frauen*, trans*, inter* , non-binären und queeren Personen sowie auf feministische, queere und trans* Politiken zunehmen, sind die Gender Studies mehr denn je gefordert, gesellschaftliche Veränderungen zu analysieren sowie alternative Zukunftsszenarien zu entwickeln. Die 11. Konferenz der ÖGGF befasst sich unter dem Titel Gender_Queer Worldings mit den vielfältigen Weisen, wie Welten geschaffen und gestaltet werden. Unter Worlding verstehen wir Formen der Weltgestaltung und -erzeugung und somit die dynamischen Prozesse, durch die Realitäten ins Leben gerufen, aufrechterhalten, angefochten und neu gedacht werden. Welt(en) verstehen wir dabei nicht als gegeben, sondern durch Beziehungen von Macht, Sorge, Gewalt und Widerstand hervorgebracht und auch veränderbar. Im Zentrum der Konferenz stehen die Fragen, wie Welten durch gewaltförmige Strukturen wie Patriarchat, Cis-Heteronormativität, Rassismus, Kolonialismus, Kapitalismus und Ableismus erzeugt und aufrechterhalten werden und wie feministische, crip, queere, trans*, inter* sowie post- und dekoloniale Praktiken, Politiken, Aktivismen und Wissenschaften Räume für denk- und lebbare Utopien und Zukunftsvisionen eröffnen können. Vor dem Hintergrund der aktuellen Transformationsprozesse möchte die Konferenz einen Raum für kritische und kreative Dialoge über die Gegenwart, über bestehende und mögliche Bündnisse sowie über Widerstände und Solidaritäten schaffen. Dabei soll es auch um Reflexionen der Errungenschaften und Grenzen der Gender Studies und Sozialer Bewegungen sowie des Potentials von „unseren“ Theorien, Ansätzen und Praktiken für das Schaffen von gender_queeren Weltentwürfen gehen.Wir laden zu Beiträgen aus einem breiten Spektrum wissenschaftlicher Disziplinen ein und freuen uns über Einreichungen, die eine inter- und transdisziplinäre Perspektive einnehmen. Ausdrücklich erwünscht sind auch aktivistische und künstlerische Zugänge, die die Bedeutung unterschiedlicher Wissensformen stärken. Einreichungen können sich – unter anderem – mit den unten angeführten Themenfelder rund um das Konferenzthema Worlding und die Dimensionen Gewalt, Bündnisse und Zukunftsperspektiven auseinandersetzen. Gender_Queer Studies sollen dabei Gegenstand oder Ausgangspunkt von Beiträgen sein, mit deren Hilfe wir über vergangene, gegenwärtige und zukünftige Formen von Worlding nachdenken wollen.(Onto-)Epistemologien von WorldingSorge, Ökonomie, KörperGesundheit, Wohlbefinden, LebensqualitätNarrative, Darstellungen, ErinnerungenInstitutionen, Räume, TemporalitätenMilitarisierung, Grenzen, ZugehörigkeitArchive, Wissen, Ver_LernenNicht-menschliche WeltenSpracheDie Konferenzsprache ist Deutsch, einzelne Beiträge können jedoch auch auf Englisch gehalten werden.Einreichung von BeiträgenBeiträge können für Einzelvorträge, Panels (bis zu vier Vorträgen) sowie für künstlerische oder interaktive Formate (z. B. Workshops) eingebracht werden. Einzelbeiträge sollten max. 20 Minuten dauern (z. B. wissenschaftliche Vorträge, Spoken-Word-Beiträge, Kurzfilme; diese werden vom Scientific Board thematisch gruppiert). Panels, Workshops und anderer interaktive Formate sollten 90 Minuten umfassen.Folgende Informationen sind anzugeben:Name und Institution der vortragenden Person(en)Titel des BeitragsAbstract/Kurzbeschreibung (Einzelbeiträge: max. 250 Wörter; Panels/Workshops/etc.: max. 500 Wörter)Kurzbiografie (max. 50 Wörter pro Person)Sprache (Deutsch oder Englisch)Optional: Zuordnung zu max. drei thematischen Schwerpunkten der Konferenz (siehe oben)Deadline für die Einreichung von Beiträgen: 28. Februar 2026.Beiträge können auf der Konferenz-Homepage eingereicht werden: https://conferences.uibk.ac.at/e/oeggf
- Scadenza: 28 febbraio 2026 Seit 2010 erfahren Fragen der sexualisierten Gewalt in pädagogischen Einrichtungen insbesondere in der auf Deutschland bezogenen Forschung verstärkt Aufmerksamkeit und haben einen „Dominoeffekt“ (Brachmann 2019) in der Forschung ausgelöst. Einen herausgehobenen Stellenwert für die Erziehungs- und Bildungsgeschichte hat in diesem Kontext die Reformpädagogik eingenommen (u.a. Oelkers 2011; Dudek 2012; Brachmann 2019; Keupp et al. 2019; Glaser 2021). Von besonderer Relevanz sind dabei die Perspektiven und Erfahrungen der Betroffenen (ex: Miller/Oelkers 2014; Mehrick 2018, 2019; El Boujavenir 2014; Katsch 2020; Barth/Katsch 2024; Täubrich 2024). In den Fokus geraten sind darüber hinaus auch Aspekte der Disziplingeschichte und damit einer Disziplin, die für Frage von Erziehung und Bildung zuständig ist (Amesberger/Halbmayr 2023). Aber auch international ist Aufarbeitung ein sichtbares Forschungsfeld geworden, insbesondere durch Aufarbeitungen im Kontext der katholischen Kirche, so dass von einem „age of inquirey“ die Rede ist (Swain/Wright/Sköld 2017), oder beispielsweise durch die disziplinorientierte Auseinandersetzung um die Schweizer Sonderpädagogik für den Fall „Jegge“ (Miller/Oelkers 2018).(Bildungs-)Historische Kontexte werden dabei immer wieder berührt, stehen teilweise auch im Mittelpunkt, weil sie für die Aufarbeitung von Gewalterfahrungen in pädagogischen Beziehungen und Institutionen relevant sind. Zugleich akzentuiert Aufarbeitung die Rechte und Perspektiven von Betroffenen und damit die Unabgeschlossenheit jedes Aufarbeitungsprozesses. Dies rahmt die historische Perspektive mit Blick auf die Folgen für Betroffene und die aktuelle Verantwortung von pädagogischen – aber auch von psychologischen, religiösen und juristischen – Einrichtungen und Organisationen. Auf der Tagung wird der Fokus der historischen Forschung zu (sexualisierter) Gewalt zeitlich weiter gefasst und (bildungs-)historische Perspektiven sollen zugleich gegenüber der bisherigen Aufarbeitungsforschung vertieft werden. Die Beiträge sollen sich auf den historischen Zeitraum vom 18. Jhd. bis heute beziehen, so dass Gewalt hier als eine besondere „Konstellation der Moderne“ (Reemtsma 2013) gefasst wird.
- Scadenza: 01 marzo 2026 La revue Transposition, musique et sciences sociales a le plaisir de vous annoncer son nouvel appel à contributions pour le n°15 intitulé « Dispositifs sonores des mondes queer », coordonné par Jérémy Michot et Sacha Najman.Les propositions (~1500-2500 caractères espaces compris hors bibliographie), devront être soumises avant la date du 1er mars 2026 à l’adresse suivante : transposition.submission@gmail.com. Les auteur·ices dont les propositions auront été acceptées seront notifié·es avant le 15 mars 2026.Les articles seront à produire pour le 1er octobre 2026.
- Scadenza: 01 marzo 2026 Call for Papers: 15th Meeting of the Transnational Working Group for the Study of Gender and Sport “20 Years of Gender in Sport – Progresses and Backlashes”Since the inception of the Transnational Working Group for the Study of Gender and Sport in 2005, much has changed in the field of gender and sports, both in research and in practice. On the one hand, there has been an increase in research focusing on gender discrimination in sport, including research on the situation of trans and non-binary athletes. And while discriminatory and misogynistic debates about strong women in sport persist, as seen in discussions surrounding the boxer Imane Khelif at the 2024 Olympics, we are also witnessing a growing wave of international solidarity among female athletes like her in addition to critical public discourse around restrictions on femininity in sport. Even in traditionally androcentric fields, such as sports medicine and exercise science, there are encouraging signs of change. Research and public debates are increasingly addressing issues such as menstruation and pregnancy in sport, challenging long-standing gender biases. At the same time, global political trends, reflect a resurgence of a strong movement towards a new cultivation of hegemonic masculinity and queerphobia, which inevitably affect the field of gender and sport.Twenty years after the founding of the Transnational Working Group for the Study of Gender and Sport, we invite reflection and discussion around the following questions:What his(or her-)stories of gender in sport can be observed?What historical breakthroughs and victories for gender equality in sport have occurred, and what continuities or backlashes remain?What insights can an intersectional perspective offer on gender within sport practices and sports policies?What are the future directions for research and practice concerning gender equality in sports?Abstract Submission GuidelinesAuthors should submit their abstracts in English.Authors are required to submit their abstract via mail to: genderandsport2026@uni-goettingen.de.The deadline for submission is 01.03.2026.Abstracts should not exceed 250 words.Contributions can be conceptual/theoretical, empirical, or methodological in nature or they can present projects or policies that engage with gendered issues in sport.Apart from empirically oriented presentations, we encourage the submission of conceptual and theoretical works.Abstracts will be reviewed by the members of the conference’s local organizing committee.Presenting authors need to register for and attend the congress.All authors agree that their abstracts will be published in the book of abstracts online.
- Scadenza: 09 marzo 2026 Plusieurs indices concernant la place des femmes dans l’extrême droite, au regard des évolutions récentes, semblent importants à analyser. Le premier, le plus visible, est la place des femmes dans la direction des partis d’extrême-droite. D’où cette interrogation, qui sera le fil conducteur de cette journée d’étude : quels sont les rôles que jouent les femmes dans l’extrême-droite prise dans toute sa diversité actuelle (RN mais aussi Reconquête, etc.) ?
- Scadenza: 15 marzo 2026 Ce numéro spécial se fixe un double objectif. D’une part, il invite à relire au prisme du genre et de la sexualité, des objets (guerre, conflit, frontières, relations internationales, ressources, etc.) et des acteurs (États, forces de maintien de l’ordre, armées, milices, etc.) classiquement abordés par la géopolitique. D’autre part, il vise à aborder le genre et la sexualité sous un angle de géographie politique et de géopolitique – une perspective d’analyse encore peu présente dans la littérature francophone, là où ces objets sont davantage institués au sein de ces champs dans la littérature anglophone (Bell, 1994 ; Browne et Brown, 2016 ; Fluri, 2025).Il fait suite aux Journées Géopolitiques de Reims organisées en 2023 sur ce sujet. Le succès public, autant que les obstacles rencontrés dans son organisation, n’ont fait que confirmer l’actualité renouvelée du sujet. Si les principales lubies politico-médiatiques actuelles (crise de la solidarité, raidissement sur les questions migratoires, de race, de genre, de sexualité, en particulier autour des transidentités, backlash fémino-nationaliste pour n’en citer que quelques-unes) ne sont pas nouvelles, elles semblent plus visibles et décomplexées aujourd’hui dans l’espace public occidental. Il est tentant de citer le retour au pouvoir de Trump comme une illustration parfaite de cette dynamique ; mais ne nous trompons pas : si ce reflux étatsunien est concomitant d’autres reculs (Argentine, Ouganda, Russie), il se fait aussi en parallèle de la progression des droits des femmes et des minorités sexuelles et de genre dans d’autres lieux du monde (e.g. Taïwan, Espagne, Dominique, Thaïlande).
- Scadenza: 17 marzo 2026 Depuis le travail d’Isabelle Baszanger sur la constitution de la douleur comme spécialité médicale (Baszanger, 1995), peu d’enquêtes sociologiques en France ont pris la douleur comme objet de recherche central. Marquée par la distinction entre corps et esprit, nature et culture (Bendelow et Williams, 1995), la sociologie tend à considérer le biologique, et donc les sensations douloureuses, comme un donné et non comme un produit du social (Bourdieu, 1981 ; Détrez, 2002 ; Fassin et Memmi, 2004). La douleur a ainsi été abordée en pointillé, entre autres, dans les études sur les conditions de travail (Crasset, 2013 ; Avril, 2014 ; Darbus et Legrand, 2021), sur le sport (Wacquant, 2014 ; Oualhaci, 2017) ou encore sur la sexualité (Nicaise, 2023 ; Millepied, 2024).Au sein de la recherche francophone, l'article « Les usages sociaux du corps » de Luc Boltanski, paru en 1971, a posé les bases d'une analyse sociologique des rapports différenciés à la douleur selon les appartenances de classe. D’après Luc Boltanski, la « dureté au mal », autrement dit la faculté à résister et endurer la douleur, serait le propre des cultures somatiques populaires, en lien avec l’usage professionnel du corps dans ces milieux sociaux (Boltanski, 1971). Cependant, son article interroge peu les effets des autres rapports de domination, notamment du genre, sur les expériences de la douleur et a donné lieu à peu de recherches empiriques. L’objectif de cette journée d’étude est donc d’analyser la douleur comme une sensation forgée par le social et faisant l’objet de qualifications, d’appropriations et de pratiques inscrites dans des rapports sociaux de genre. Loin de proposer une définition a priori des douleurs, cette journée d’étude cherche à interroger la frontière mouvante entre douleurs ordinaires et/ou normales et douleurs chroniques et/ou pathologiques (Canguilhem, 1966). Il s’agira de prendre pour objet les douleurs physiques en mettant l’accent sur la corporéité des sensations douloureuses, tout en questionnant les processus de psychologisation de certaines douleurs physiques.En effet, les sensations douloureuses sont prises dans des représentations genrées. Les quelques travaux existants montrent que celles-ci sont renvoyées du côté du féminin car associées à l’accouchement ou encore aux règles (Bendelow, 1993 ; Arnal, 2016). Une prénotion répandue présente ainsi les femmes comme naturellement aptes à supporter de fortes douleurs car leurs corps seraient biologiquement formés dans cette perspective. Ces douleurs font ainsi l’objet d’une naturalisation allant de pair avec la construction historique des corps féminins comme « essentiellement différents et pathologiques » (Salle, 2019 : 182), comparativement aux corps masculins (Charlap, 2015 ; Gardey et Löwy, 2000). Au contraire, les hommes présenteraient un rapport viriliste aux sensations douloureuses : les normes de la masculinité hégémonique s’assortiraient d’une interdiction de manifester de la douleur, physique comme psychologique (Dulong, Guionnet et Neveu, 2019). La douleur est-elle dès lors une sensation « féminine » ?
- Scadenza: 20 marzo 2026 Pendant longtemps, le « SDF » (sans domicile fixe), incarné par un homme blanc, isolé et relativement âgé, a représenté la figure classique de l’exclusion liée au logement et de la « désaffiliation sociale », c’est-à-dire la rupture des liens professionnels et familiaux, qui expose les individus à l’isolement et à la précarité (Castel, 1995). Mais le sans-abrisme n’est que la face visible d’une précarité résidentielle qui prend de nombreuses formes et ne se limite pas à la vie à la rue ou dans des lieux non prévus pour l’habitation. La Fondation pour le logement des défavorisés estime qu’en 2025, un peu plus de 4 millions de personnes sont touchées par le mal-logement, qu’il s’agisse de personnes privées de logement personnel (sans abri et sans domicile, hébergées à l’hôtel, chez des tiers) ou vivant dans des conditions de logement très difficiles (surpeuplement, insalubrité, etc.) (Fondation pour le logement des défavorisés, 2025). Nous entendons par mal-logement un spectre large de situations : absence de logement personnel (personnes sans domicile – dont les sans-abri – ou vivant dans des caravanes, des squats, chez des tiers, etc.), hébergement contraint ou instable, logement indigne ou surpeuplé, menace d’expulsions.Le mal-logement touche aujourd’hui une frange de la population très hétérogène. Depuis le début des années 2000, des personnes étrangères, plus jeunes, plus âgées, des enfants, des femmes sont touchées, transformant les visages de l’exclusion résidentielle (Dietrich-Ragon et Loison, 2024). C’est particulièrement le cas des « familles ». Dans une perspective très hétérocentrée, ce terme est appréhendé (sans être défini explicitement) par les politiques publiques de lutte contre les exclusions liées au logement comme un ensemble de personnes liées entre elles par des liens de filiation, comprenant généralement un ou plusieurs adultes (parents) et leurs enfants.Ce numéro de la Revue des politiques sociales et familiales (RPSF) est structuré en trois axes qui invitent anthropologues, sociologues, historiens, politistes, démographes, ou juristes, en France et à l’étranger, à interroger tout d’abord les catégories d’action publique employées, les indicateurs et les dispositifs mis en oeuvre pour aider les familles à se loger ou à être hébergées. Le premier axe questionne les politiques publiques mises en oeuvre et les dispositifs déployés : quels étaient et quels sont aujourd’hui les différents types de dispositifs qui s’adressent aux « familles » ? Quelles sont celles qui sont ciblées par les politiques publiques et celles qui sont au contraire « oubliées » ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Le deuxième axe s’intéresse davantage aux ruptures et aux trajectoires familiales en contexte de mal-logement. Quelles sont les causes et les effets du mal-logement sur les relations familiales ? Enfin, le troisième axe invite à la réflexivité. Comment enquêter auprès de ces familles, sachant que les chercheurs et chercheuses doivent affronter une triple difficulté : celle d’être face à des personnes en grande difficulté socio-économique, de devoir comprendre et rendre compte des relations familiales, souvent empreintes de ruptures et de violences, et d’entrer dans l’intimité des espaces habités par ces familles.Les auteurs et autrices sont invité.es à soumettre un titre d'article, avec son résumé (300 mots env.) et ses mots-clés en indiquant si l’article proposé est un article scientifique ou un article de synthèse, d’étude ou de méthode, ainsi qu’une brève note biographique, pour le 20 mars 2026 à la rédactrice en chef de la revue (rpsf@cnaf.fr) et à l’équipe de coordination du numéro thématique : isabelle.frechon@uvsq.fr, marie.loison-leruste@univ-paris13.fr , vanessa.stettinger@unicaen.fr
- Scadenza: 31 marzo 2026 Workshop der Regesta Imperii, Teilprojekt Ludwig der Bayer an der Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz am 29. und 30. September 2026Women doing dynasty? – Frauen in der Dynastiebildung der „Wittelsbacher“ im 14. JahrhundertDie Geschichtsschreibung zu mittelalterlichen Adelsgeschlechtern bedient sich gern der abschließenden Formulierung: „im Mannesstamm erloschen“. Damit wird der Eindruck vermittelt, eine Familie mit all ihren Angehörigen, Rechten und Besitztümern sei schlichtweg verschwunden, während über verbliebene Töchter, Schwestern, Schwägerinnen oder Witwen häufig der Mantel des Schweigens fällt.Indes bestehen die sozialen Verbände, die seit dem 18. Jahrhundert als „Dynastien“ bezeichnet werden[1], gut zur Hälfte aus Frauen, deren Rolle sich mitnichten auf das Gebären von männlichen Erben beschränkte. Die jüngere mediävistische Forschung hat deutlich gemacht, dass adelige Frauen vielfach als Vermittlerinnen in Heiratsprojekten, Fürsprecherinnen ihrer Kinder in (erb-)rechtlichen Angelegenheiten, Repräsentantinnen ihrer Häuser oder Gestalterinnen der familiären memoria in Erscheinung traten. Sie trugen damit maßgeblich zur Ausformung von Regeln und Ansprüchen ihres Verwandtschaftsverbandes und damit zur „Dynastiebildung“ bei. Gezielt wurde dynastisches Handeln von Frauen bisher allerdings vor allem von der Frühneuzeitforschung in den Blick genommen.[2]Demgegenüber erscheint dieser Aspekt für das Spätmittelalter, insbesondere die 1. Hälfte des 14. Jahrhunderts, weniger gut untersucht, obwohl sich gerade die Verwandtschaftsverbände der römisch-deutschen Herrscher dieses Zeitraums dafür anbieten. Die Luxemburger, Habsburger und Wittelsbacher gelten als die prägenden Dynastien des 14. Jahrhunderts, die Vergrößerung der „Hausmacht“ als wesentliche Triebfeder ihrer Politik. Besonders für die Angehörigen des Hauses Bayern – die erst deutlich später als „Wittelsbacher“ bezeichnet werden[3] – scheint diese Zeit, die voller innerfamiliärer Konflikte, Teilungen, Einungen und Erbfolgeregelungen (wie beispielsweise der Hausvertrag von Pavia) war, eine bedeutsame Phase der Dynastiebildung darzustellen. Die Rolle von Frauen wurde dabei bisher kaum untersucht, obwohl beispielsweise das Emporkommen Ludwigs IV. zum römischen Kaiser nicht zuletzt auf die Unterstützung durch seine Mutter, Mechthild von Habsburg, gegen Ansprüche seines älteren Bruders Rudolf I. zurückgeführt wird.[4]Um der Dynastiebildung des Hauses Bayern näherzukommen und zugleich eine neue Forschungsperspektive – weg vom „Mannesstamm“ hin zu den weiblichen Verästelungen einer „Dynastie“ – einzunehmen, veranstaltet die Arbeitsstelle Ludwig der Bayer der Regesta Imperii am 29. und 30. September 2026 einen Workshop an der Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz. Der Schwerpunkt soll dabei auf Frauen des „Hauses Bayern” und seines Umfelds im 14. Jahrhundert liegen, wobei bewusst offen gelassen ist, wo eine Zugehörigkeit zu den „Wittelsbachern” beginnt bzw. endet: Von Töchtern und Schwestern der bayerischen Herzöge über Ehefrauen, Witwen und Schwägerinnen zu Bediensteten oder Gattinnen von Getreuen. Auch Vergleichsbeispiele aus anderen zeitlichen und räumlichen Kontexten sind willkommen. Neben Studien auf der Basis von Urkunden und chronikalischen Quellen bieten sich auch Untersuchungen von Grabmälern, Siegeln, Wappen und Münzen an.Wir laden HistorikerInnen und Forschende benachbarter Disziplinen herzlich ein, bis zum 31. März 2026 Vorschläge für einen 20-minütigen Vortrag einzureichen (max. 300 Wörter).
- Scadenza: 31 marzo 2026 The journal Economie et Statistique / Economics and Statistics will devote a series of articles to gender inequality.There are no restrictions on topics. Examples of possible topics include:employment, unemployment, entrepreneurship;wages and labour income;working time, working conditions, labor relations, telework;family life and professional life balance, career trajectories;wealth;ageing, retirement, health;educational attainment and field choices;housing, residential mobility.This list is not exhaustive. For each topic, the journal welcomes original contributions as well as reviews of the academic literature. Submissions are expected until the 31st of March 2026. Interested authors are invited to send their manuscripts to the journal’s editorial office: redaction-ecostat@insee.fr. These will be subject to the journal's usual review process. Accepted papers may be published online in advance of their inclusion in an issue, as part of thematic sections.About the format of submissions, see https://www.insee.fr/en/information/2591257#soumettreAccepted articles are published simultaneously in French and English in the digital edition.
- Scadenza: 27 aprile 2026 3rd Interna1onal Conference on (Cyber)bullying (CICY3)After a first edition held in Nancy (University of Lorraine) from December 5 to 7, 2022, followed by a second edition hosted on June 3 and 4, 2024 at Adam Mickiewicz University in Poznań (Poland), the International Conference on (Cyber)bullying (CICY) is preparing its third edition. The conference will take place at Galatasaray University (Istanbul, Turkey) on April 27 and 28, 2026. It continues the scholarly discussions initiated during the previous meetings, which created opportunities to exchange theoretical, methodological, and interdisciplinary perspectives on contemporary forms of bullying, harassment, and cyberviolence. Entitled “(Cyber)bullying: Norms and Resistance in Mediterranean Societies and Beyond,” this edition aims to broaden its geographical scope by emphasizing the specific dynamics of the Mediterranean region, while maintaining its commitment to international and comparative dialogue.As in previous editions, the conference welcomes papers addressing the mechanisms and effects of bullying, harassment, cyberbullying, and online hate speech, as well as the tools used to combat them. Practical and collaborative workshops will also be included in the program in order to foster dialogue between researchers, practitioners, institutional stakeholders, and civil-society organizations involved in preventing digital violence. For the 2026 edition, four thematic areas are proposed, exploring different dimensions of cyberviolence: its forms and dynamics, vulnerabilities linked to life-course trajectories, issues related to terminology and social recognition, and the evaluation of prevention mechanisms and knowledge-transmission practices. Each theme invites critical and comparative analyses of individual, collective, and institutional responses to digital violence, as well as the tools used to understand and counter it.
- Scadenza: 01 maggio 2026 Il y a longtemps que la revue Recherches féministes n’avait proposé un numéro dédié à des articles qui se situent en dehors d’un thème spécifique. Le premier a été publié en 1989, sous le titre « Convergences », et le dernier, en 2008, s’intitulait « Le féminisme : une question de valeur(s) ». Un appel de textes pour un numéro hors thème comporte toujours une belle part d’inconnu. Ce numéro est ouvert à l’ensemble des études qui concernent des rapports sociaux de genre; il rendra compte à la fois de la complexité et du dynamisme des recherches féministes. Quelles ont été selon vous, autrices et auteurs, les avancées scientifiques les plus significatives des dernières années? Quels défis les plus importants se présentent maintenant à nous? Quels sont les thèmes et approches à privilégier dans l’avenir, les nouvelles préoccupations? Quelles nouvelles pistes de développement des connaissances et quels interventions féministes faut-il offrir de toute urgence? Des convergences sauront se dessiner.Les propositions (300 mots maximum) doivent parvenir à la revue avant le 1er mai 2026. Elles doivent être envoyées au secrétariat de la revue (revuerecherchesfeministes@ccb.ulaval.ca). Après acceptation de la proposition, les manuscrits complets (6 500 mots maximum) devront être soumis au plus tard le 1er janvier 2027 par l’entremise de la plateforme Open Journal System (OJS) de la revue (revues.ulaval.ca/ojs/index.php/recherches-feministes) et respecter le protocole de publication (www.recherchesfeministes.ulaval.ca).
- Scadenza: 28 settembre 2026 Nous avons le plaisir de vous convier à contribuer à un ouvrage collectif intitulé « Les violences sexuelles de genre dans le milieu sportif. Une perspective féministe ». Cet ouvrage vise à croiser les regards disciplinaires (histoire, sociologie, droit, anthropologie, sciences de l’information et de la communication, études littéraires et cinématographiques) afin d’envisagerla multiplicité des logiques sociales qui créent, maintiennent et légitiment les violences sexuelles fondées sur le genre dans le milieu du sport mais aussi les résistances qui s’y déploient.Nous encourageons les contributions émanant de tout·es les chercheur·euses et les professionnel·les du sport ayant une mission de recherche. Une attention particulière sera portée aux contributions de doctorant ·es ou jeunes docteur·es.Cet ouvrage s’inscrit dans le projet RéViS – « La réception/appropriation des thèses féministes dans les films portant sur les violences sexuelles dans le sport », porté par le CRESCO (UR 7419) de l’université de Toulouse et financé par la Maison des Sciences Humaines et Sociales de Toulouse (MSHS-T).La publication est prévue pour décembre 2026 aux Presses Universitaires de Limoges.Modalités de soumission et d’expertise1. Les propositions d’articles, en langue française, sont à envoyer avant le 31 mars 2026 à Siyao Lin (siyao.lin819@gmail.com) et à Mélie Fraysse (melie.fraysse@utoulouse.fr).La proposition devrait inclure :l’axe ou les axes choisis ; le titre de l’article de 100mots maximum (un sous-titre est possible) ; un résumé détaillé de 500 mots maximum – 4000 signes- présentant la problématique, la méthodologie et les résultats principaux ; 4-6 mots-clés ; un court CV de 150 mots maximum incluant le statut, l’affiliation institutionnelle et les coordonnées de l’auteur·ice ou des auteur·ices.2. Les résultats de la pré-sélection seront communiqués fin avril 2026. Les articles complets sont à envoyer avant le 28 septembre 2026. Tous les articles feront l’objet d’une expertise scientifique en double aveugle. La publication de l’ouvrage est prévue pour décembre 2026.