Objectif

- Acquérir des connaissances approfondies en philosophie politique ;
- Savoir entamer une réflexion autonome sur un sujet peu traité en philosophie politique d'un point de vue historique ou contemporain.

Contenu

La famille est un sujet relativement peu travaillé en philosophie, et ceci malgré le fait que l'avenir de la famille constitue un enjeu important dans les sociétés contemporaines. Alors que le modèle traditionnel de la famille nucléaire hétérosexuelle (mari, épouse et enfants vivant sous un même toit) fondée sur l'amour continue à jouer un rôle non négligeable, on constate en même temps que la famille nucléaire vole en éclats, et que de nouveaux schémas émergent (familles recompo-sées, monoparentales, homoparentales, couples non cohabitants, etc.). Ces développe¬ments vont de pair avec de nouvelles conceptions du mariage, qui dans beaucoup de pays s'ouvre aux couples de même sexe, qui peuvent avoir le droit à la procréation médicalement assistée et à l'adoption d'enfants. Le plus souvent, des demandes en faveur du « mariage civil pour tous » (titre d'une initiative parlementaire en Suisse) sont justifiées au nom de l'égalité de traitement et donc de la justice. Dans la littérature philosophique, une telle démarche peut déboucher sur une défense de la monogamie (y compris pour les couples de même sexe), mais on trouve également des critiques beaucoup plus radicales du modèle traditionnel de la famille. 

Un premier séminaire consacré à famille (P2020) avait pour but d'analyser cette dernière sous l'angle des théories de la justice, avec un intérêt particulier pour la définition de la famille, le rapport entre homme et femme dans le mariage et le rapport entre parents et enfants. Ce second séminaire (A2020) s'intéressera à la famille du point de vue du rapport entre nature et société, ou nature et culture : la famille a-t-elle un fondement naturel ? Peut-on se référer à la reproduction sexuée de l'espèce humaine et/ou à l'amour passionnel pour justifier que le mariage soit réservé aux couples hétérosexuels ou faut-il ouvrir ce dernier aux couples homosexuels ? Ou faut-il aller plus loin et admettre que le « sexe » est une construction sociale au même titre que le « genre » et se défaire de toute catégorisation binaire ? Si tel était le cas, quelles seraient les conséquences pour l'avenir de la famille en tant qu'institution sociale ? Faudrait-il radicalement transformer mariage et famille ou plutôt les abolir en tant qu'institutions sociales régulées par le droit ?

Il est possible sans problème de participer à ce séminaire sans avoir pris celui du P2020 !

Semesters:

Stufe:

MA

ETCS:

5

Materie:

Philosophie

Tipo di scuola superiore:

UH