Le Goff Jean-Marie

Dr. Jean-Marie Le Goff

Mots clés

  • Analyse des évènements du parcours de vie
  • Analyse longitudinale
  • Démographie sociale
  • Parcours de vie
  • Sciences des populations
  • Transition à la parentalité

Axes de recherche

Enfants de migrants

Après avoir participé à l'édition d'un ouvrage sur les aspects méthodologique qui sont mobilisées dans l'analyse des parcours de vie des enfants de migrants (Bolzmann, Bernardi & Le Goff, 2017), je développe une recherche avec Milena Chimienti et Claudio Bolzmann (HETS Genève) sur le passage à la vie adulte des enfants de migrants dans le cadre de l'IP6 du NCCR Lives. Le projet vise à analyser les influences des événements du parcours de vie et des situations passées sur les événements ultérieurs avec la perspective théorique des avantages et désavantages cumulés. Le projet développe une approche mixte dans lequel il s'agit d'analyser les données de l'enquête Lives Fors Cohort et de réaliser des entretiens plus spécifiques auprès d'enfants de réfugiés.

Recherche sur les parcours de vie

Mes axes de recherche se situent dans une perspective d'analyse des parcours de vie, en portant un intérêt plus spécifique sur les événements et transitions biographiques et leurs impacts sur la suite du parcours. Mes intérêts portent actuellement plus particulièrement d'une part sur le passage à la vie adulte des enfants de migrants et d'autre part sur la parentalité (parenting) et les parcours de vie familiaux. Je participe, en outre, à des travaux sur l'évolution du well-being en relation avec les événements du parcours de vie.

Transition à la parentalité et maternité/maternité

Après avoir développé des travaux sur la fécondité en Suisse dans une perspective de démographie des parcours de vie (Le Goff et al., 2005), je me suis intéressé plus spécifiquement aux changements que connaissent les couples lorsqu'ils deviennent parents pour la première fois et comment se différencient les parcours des hommes de ceux des femmes lors de cette transition. J'ai ainsi fortement participé à la réalisation et à l'analyse de l'enquête Devenir parent. Les données de cette enquête ont été collectées en Suisse romande entre 2006 et 2009 (Le Goff et Levy, 2016). Cette enquête avait pour objectif d'appréhender les changements intervenant chez les couples lorsqu'ils deviennent parents pour la première fois. Il s'agissait d'une enquête longitudinale en trois vagues, des couples ayant été interrogés séparément une première fois durant la grossesse, une deuxième fois quelques mois après la naissance de l'enfant et une troisième fois après que l'enfant ait atteint son premier anniversaire. Une approche « mixed method », intégrant données quantitatives et données qualitatives était développée. Un échantillon de 235 couples a été interrogé avec des questionnaires fermés en vue de comprendre les changements intervanant au moment de la transition à la parentalité. Par ailleurs, des entretiens ont été menés sur un sous-échantillon de 31 couples, en vue d'appréhender comment les hommes et les femmes ressentaient les changements.
De nouveaux entretiens ont été réalisés en 2018 et 2019 auprès de 27 couples de l'échantillon qualitatif en vue de voir comment ont évolué les couples sur un long terme (le premier enfant de ces couples étant alors âgé de 12 ou 13 ans).

Méthodologie

Mes intérêts portent en premier lieu sur les approches mixtes ainsi que sur l'intégration de différents types de données (quali-quanti). En second lieu, travaillant sur des données de parcours de vie, je m'intéresse aux développements de modélisations et techniques statistiques qui intègrent le temps, qu'il soit appréhendé sous forme de durée ou sous forme de séquences d'événements biographiques. En outre, je développe avec Alexande Pollien (FORS) des travaux méthodologiques sur les interactions entre enquêteurs et enquêtés dans les enquêtes quantitatives.

Well-being et parcours de vie

Dans le cadre de travaux comparant les couples mariés et les couples vivant en union libre en Suisse, développés avec Valérie-Anne Ryser (FORS), nous cherchons à comprendre les raisons sous-jacentes au constat que les couples concubins sont plus égalitaires dans leur fonctionnement mais aussi plus « malheureux » (Ryser et Le Goff, 2017 et 2018). Je participe par ailleurs à la recherche Wellways menée par Laura Bernardi (ISS) et Marieke Voorpostel (FORS) sur le well-being en relation avec les événements du parcours de vie.

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